Occulter
Se protéger du vis-à-vis : le support décide de tout
Avant de choisir un brise-vue, regardez ce qui va le porter. Un grillage souple, un panneau rigide, une murette ou une rambarde de balcon n’appellent ni le même produit ni les mêmes fixations. Et c’est la fixation, jamais la toile, qui lâche en premier. Tout ce rayon est organisé sur ce principe.
Sur un grillage souple
C’est le cas le plus courant en clôture de jardin. Les brise-vue en toile se déroulent le long du grillage et se fixent par attaches ou agrafes, à raison d’une tous les trente centimètres environ, sur trois rangs. Le rang du haut porte le poids, celui du bas empêche la toile de battre au vent. C’est ce battement, pas le soleil, qui déchire les œillets.
Comptez la longueur totale de la clôture, plus 5 % pour les recouvrements. Relevez ensuite la hauteur du grillage : les rouleaux existent en 1 m, 1,20 m, 1,50 m, 1,80 m et 2 m.
Sur un panneau rigide
Les mailles soudées d’un panneau rigide sont larges et les fils épais : une attache prévue pour du grillage souple y glisse et finit par céder. Deux réponses selon le rendu voulu. Les lames d’occultation, en PVC, bois ou aluminium, s’insèrent verticalement entre les mailles et donnent un résultat net, façon clôture pleine. Les rouleaux occultants se posent comme sur un grillage souple, mais avec des clips dédiés qui se verrouillent sur le fil.
Vérifiez le diamètre du fil, généralement 4 ou 5 mm, avant de commander vos clips.
Occulter sans clôture existante
Quand il n’y a rien à habiller, il faut poser une structure. Le claustra, en bois, PVC, aluminium ou terre cuite, cloisonne une terrasse ou un coin de jardin tout en laissant passer l’air. Le panneau occultant ferme davantage. Le paravent extérieur, enfin, se déplace : c’est la seule option quand rien ne peut être fixé au sol, notamment en location.
Le végétal : canisse, bruyère et brise-vue artificiel
La canisse en bambou et le brise-vue en bruyère habillent une clôture avec un rendu naturel, à un coût modéré. Leur durée de vie reste inférieure à celle d’une toile technique : comptez trois à cinq saisons en exposition normale, moins en bord de mer. Le brise-vue végétal artificiel, en feuillage synthétique, garde son aspect plus longtemps mais se remarque de près.
Choisir la bonne occultation
Un taux d’occultation élevé masque mieux mais prend davantage le vent. Sur une clôture exposée ou un grand linéaire, une toile à occultation partielle laisse passer l’air et sollicite beaucoup moins les poteaux. Sur un mur abrité, vous pouvez viser l’occultation maximale sans risque particulier.
C’est le même arbitrage que sur une voile d’ombrage : plus c’est plein, plus ça force.
Ce que la loi encadre
La hauteur d’une clôture et son aspect peuvent être réglementés par le plan local d’urbanisme de votre commune. Des règles de mitoyenneté s’appliquent aussi en limite de propriété. Renseignez-vous en mairie avant de monter une occultation haute : c’est le genre de vérification qui prend dix minutes et évite un litige de voisinage.
Ce qu’il faut prévoir en plus
Le rayon accessoires et pièces regroupe les attaches, agrafes et clips. L’agrafeuse de pose rend le chantier tenable au-delà de quinze mètres de clôture. Si votre gêne vient aussi du soleil, voyez les solutions d’ombrage ; pour les insectes, les moustiquaires.