Tonnelles et barnums
La tonnelle apporte sa propre structure
Ni mur porteur, ni points d’ancrage en hauteur, ni arbre bien placé. Une tonnelle tient debout seule, au sol, et couvre une surface définie d’avance. C’est la réponse au milieu d’une pelouse ou sur une terrasse sans façade exploitable. Ce rayon regroupe les tonnelles de jardin et les barnums pliants.
Tonnelle, barnum ou pergola : ce qui les distingue
La tonnelle se monte pour la saison et se démonte à l’automne : structure légère, toile tendue, quelques heures de montage. Le barnum se plie en accordéon et se transporte : il se déploie en quelques minutes pour un après-midi, puis retourne dans sa housse. La pergola est une construction fixe, en bois ou en aluminium, qui reste toute l’année et relève d’un autre chantier.
Regarder le tube avant la toile
Sur une tonnelle, la toile se remplace, pas la structure. C’est donc le tube qu’il faut juger. Un tube de fort diamètre et de bonne épaisseur ne se vrille pas au montage : pliez-en un à la main en magasin si vous le pouvez. L’acier thermolaqué encaisse mieux les efforts que l’aluminium à section égale, mais rouille dès que le laquage est rayé. L’aluminium ne rouille pas et pèse moitié moins.
Ce qu’une tonnelle ne fait pas
Elle ne reste pas montée toute l’année. Une structure légère couverte d’une toile tendue encaisse mal les coups de vent d’automne, et c’est la structure qui plie avant que la toile ne cède. Démontez ou repliez avant les épisodes venteux. Une toile ajourée n’arrête pas non plus la pluie : seules les toiles enduites protègent d’une averse, et pas indéfiniment. L’eau finit toujours par passer par les coutures et par les points de couture des œillets.
Ancrer, quel que soit le sol
C’est ce qui décide de la tenue, pas le poids de la tonnelle. En pleine terre, des piquets filetés vissés en oblique tiennent bien mieux que des sardines droites. Sur dalle ou carrelage, aucun perçage n’est envisageable : passez par des sacs de lest ou des gueuses en pied de poteau, une par pied, sans exception. Les tendeurs et sangles complètent l’ancrage.
Mesurer avant de commander
Relevez la surface à couvrir, puis ajoutez la place des pieds, qui débordent souvent de la toile. Vérifiez la hauteur libre sous la traverse, en tenant compte de la pente du toit : c’est là qu’on se cogne. Contrôlez enfin la planéité du sol en trois points : une tonnelle montée sur un sol qui gauchit ne se ferme jamais correctement. Notre guide de mesure reprend le relevé.
Entretien et rangement
Démontez la toile sèche et pliée : c’est la seule règle qui compte. Une toile rangée humide moisit en une semaine et la tache reste. Nettoyez les tubes à l’eau claire avant stockage. Retouchez les rayures du laquage à la bombe dès la première : la corrosion part toujours d’un éclat, jamais d’une surface saine. Rangez la visserie dans un sachet fermé et étiqueté, scotché à l’intérieur d’un tube. Les toiles de rechange permettent de garder la structure plusieurs saisons.
Les autres façons d’ombrager
Si vous disposez de points d’ancrage en hauteur, la voile d’ombrage couvre plus pour moins cher. Contre une façade, le store banne se range tout seul. Pour un usage nomade, le parasol. Le rayon ombrage terrasse et jardin part de l’orientation de votre terrasse.