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Ombrager

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Faire de l’ombre : commencez par l’orientation

Une terrasse plein sud et une terrasse plein ouest n’appellent pas le même équipement. En France métropolitaine, le soleil culmine à environ 65° au-dessus de l’horizon à midi solaire au solstice d’été, sous la latitude de Paris. Le calcul est simple : 90 moins la latitude, plus 23,5. À cette hauteur, une toile tendue au-dessus de la table suffit. En fin de journée, le soleil descend et se couche au nord-ouest. Il passe alors sous la toile, et le coin repas se retrouve éclairé de plein fouet. C’est le premier motif de déception sur une installation d’ombrage.

Voile, parasol, tonnelle ou store banne : ce qui les sépare

La voile d’ombrage couvre la plus grande surface pour le budget le plus faible, mais elle exige trois à cinq points d’ancrage solides. Le parasol ne demande rien : il se leste, se déplace et se range, ce qui en fait la seule option en location ou sur un balcon. La tonnelle apporte sa propre structure et tient debout seule, au sol. Le store banne se fixe en façade, se replie et protège la baie vitrée autant que la terrasse.

Ce qu’une toile d’ombrage ne fait pas

Une toile ajourée en polyéthylène tricoté laisse passer l’air, et donc l’eau. Elle ne remplace pas un abri : sous une averse, vous rentrez. Les toiles en polyester enduit sont déperlantes, ce qui n’est pas la même chose qu’imperméable. Une déperlance s’use, une couture se perce, et une toile qui retient l’eau finit par former une poche qui arrache ses fixations. Prévoyez toujours une pente de pose pour que l’eau s’échappe d’un côté.

Mesurer avant de commander

Relevez d’abord la surface à couvrir, puis la distance entre vos points d’ancrage réels. Ce sont deux chiffres différents. Une voile triangulaire de 3 m de côté ne couvre pas 3 m de terrasse. Il faut retirer la place des tendeurs, soit 30 à 50 cm par côté. Mesurez ensuite les hauteurs de fixation. Un écart d’au moins 30 cm entre deux ancrages opposés donne la pente nécessaire à l’écoulement. Notre guide de mesure reprend chaque cas de figure.

Fixer : ce qui lâche en premier

Sur une grande voile, la toile survit presque toujours à ses attaches. Le vent travaille en rafales, et chaque rafale tire sur le même point. En façade, une cheville chimique dans du parpaing plein tient là où une cheville à expansion se déchausse. Au sol, un mât demande un massif béton, pas un piquet enfoncé au maillet. Les tendeurs et mousquetons se remplacent, eux, en quelques minutes.

Ce que la loi encadre

Une pergola, un abri ou toute modification de l’aspect extérieur peuvent relever de la déclaration préalable de travaux. Le plan local d’urbanisme de votre commune en fixe le détail, et les secteurs protégés appliquent des règles plus strictes. Une voile démontable et un parasol ne posent pas ce problème. Un store banne en façade, si.

Entretien et hivernage

Brossez la toile à l’eau claire une à deux fois par saison, sans nettoyeur haute pression : la pression ouvre le tricot et abîme les coutures. Démontez avant les coups de vent d’automne. Une toile stockée sèche et pliée passe l’hiver sans dommage ; une toile laissée tendue de novembre à mars tient rarement deux saisons. Les toiles de rechange permettent de garder la structure et de ne changer que le textile.

Ce qu’il faut prévoir en plus

Si le soleil n’est pas votre seul souci, le rayon occultation et brise-vue traite le vis-à-vis, et les moustiquaires les insectes une fois la terrasse ouverte le soir. Pensez aussi à ce que l’ombre déplace : un salon de jardin placé sous une voile chauffe moins, mais sèche plus lentement après la pluie.

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